Mis à jour le 9 juin 2026
En 2026, avec l’explosion des volumes de données et la mise en production des usages d’intelligence artificielle (IA), les DSI doivent repenser leurs architectures data.
Scalabilité, gouvernance, souveraineté et maîtrise des coûts sont les maîtres mots et cela demande de revoir les choix technologiques.
Popularisation des architectures hybrides et du Data Lakehouse
Les data warehouses traditionnels ont atteint leurs limites et une nouvelle architecture tend à s’imposer : le Data Lakehouse.
Offrant la flexibilité des data lakes et la performance analytique des data warehouses, ce modèle d’architecture permet de stocker, gérer et analyser données brutes, semi-structurées et structurées dans une seule et même plateforme.
Selon plusieurs études de marché, plus de la moitié des traitements d’analyse devraient être réalisés à court terme sur des architectures lakehouse.
En simplifiant les pipelines de traitement des données et en facilitant l’analyse en libre-service, le lakehouse devient un modèle de référence.
Adoption des formats de tables ouverts
Les formats ouverts comme Apache Iceberg, Delta Lake et Apache Hudi s’imposent comme des standards dans les architectures data modernes.
Leur adoption s’explique par plusieurs avantages qui répondent aux nouvelles exigences des entreprises en matière d’agilité, de souveraineté et de gouvernance.
Déjà, ces formats offrent une meilleure interopérabilité. Ils peuvent fonctionner avec plusieurs outils d’analyse, comme DuckDB, Trino ou Spark. Les entreprises évitent ainsi une dépendance trop forte à une seule technologie. Elles gagnent aussi en souplesse dans un environnement multi-cloud et hybride.
Ensuite, ces formats renforcent la souveraineté des données. Avec des standards ouverts, les entreprises gardent le contrôle sur leur infrastructure et leurs choix techniques. Elles limitent ainsi le risque de vendor lock-in, souvent lié aux solutions fermées.
Enfin, ces formats apportent plus de souplesse et peuvent évoluer facilement. Ils permettent de faire évoluer les schémas de données. Ils facilitent aussi la gestion des suppressions, un point important pour respecter le RGPD. Cette approche renforce la gouvernance grâce à des informations plus détaillées sur les données.
Apache Iceberg tend à devenir un incontournable des plateformes modernes grâce à :
- la suppression au niveau ligne (indispensable pour le RGPD et l’AI Act),
- la gestion native de l’évolution des schémas,
- et la compatibilité avec les data catalogs (AWS Glue, Snowflake, Databricks).
Les principaux cloud providers intègrent désormais nativement ces formats ouverts, facilitant l’exploitation des données avec des moteurs comme DuckDB, Trino ou Polars.
Gouvernance, sécurité et conformité au cœur des architectures data modernes
La hausse des exigences liées aux règles, comme le RGPD et l’AI Act, oblige les entreprises à adopter une gouvernance plus stricte des données. La simple gestion des données ne suffit plus. Les organisations doivent désormais garantir un suivi complet des données. Elles doivent aussi renforcer leur sécurité et respecter les normes en vigueur.
L’AI Act, en application progressive depuis 2025, va plus loin que le RGPD : il impose la traçabilité complète des données d’entraînement et de fine-tuning pour tout système IA à risque élevé. Un catalogue actif (Unity Catalog, Purview, Atlan) avec lineage bout en bout n’est plus optionnel — c’est une exigence réglementaire.
Les outils lakehouse modernes apportent des solutions concrètes. Ils intègrent déjà des fonctions avancées de gouvernance. Ces outils aident notamment à suivre précisément les accès aux données. Ils simplifient aussi le suivi des actions réalisées sur ces données. Les équipes peuvent ainsi chiffrer et protéger les informations sensibles. Des règles précises de contrôle d’accès peuvent aussi être mises en place. Enfin, ces outils aident à répondre correctement au droit à l’oubli imposé par les règles européennes.
Grâce à l’utilisation de formats ouverts (comme Apache Iceberg ou Delta Lake) associés à des outils de catalogage avancé, la gouvernance ne représente plus un frein à l’innovation.
Au contraire, elle devient un moteur d’agilité, capable de sécuriser les environnements data tout en soutenant les initiatives d’IA, de machine learning et de valorisation des données à grande échelle.
Réduction du Vendor Lock-in, un impératif
Échapper à l’enfermement technologique est devenu une priorité.
Face aux risques liés aux solutions propriétaires, les architectures hybrides et les formats ouverts s’imposent comme étant la meilleure réponse pour conserver une agilité technologique durable.
En adoptant des standards ouverts, les organisations peuvent intégrer rapidement des avancées majeures telles que :
- l’intelligence artificielle générative,
- les nouvelles approches de machine learning,
- ainsi que des architectures agentiques et des pipelines temps réel, sans avoir à refondre entièrement leur infrastructure existante.
Cette capacité d’intégration rapide, sans dépendance imposée par un fournisseur unique, devient un véritable avantage concurrentiel à l’ère du temps réel et de l’IA ubiquitaire.
Elle permet aux entreprises de rester à la pointe de l’innovation tout en sécurisant une trajectoire de transformation numérique soutenue par une architecture data scalable et souveraine.

Qu’est-ce que l’IA ubiquitaire ?
L’IA ubiquitaire désigne une intelligence artificielle présente partout dans l’organisation. Son rôle est de s’intégrer aux processus, aux services et aux outils du quotidien. Cette intégration reste souvent discrète, sans être directement visible par les utilisateurs.
Avec le temps réel, l’IA ne se limite plus aux projets pilotes. Les usages dépassent aussi les outils isolés. Désormais, ces technologies aident les équipes à mieux décider, à gérer les ressources et à améliorer la relation client. Elles peuvent aussi renforcer la cybersécurité et soutenir d’autres besoins métiers.
Pourquoi c’est stratégique ?
Pour accompagner cette évolution, les entreprises doivent construire des architectures capables de grandir avec leurs besoins. Elles doivent rester souples, bien contrôlées et capables de traiter de grands volumes de données. Elles doivent aussi garantir la sécurité, le respect des règles et la capacité à fonctionner avec plusieurs outils. Ces éléments sont essentiels pour adopter l’IA à grande échelle.
Interopérabilité et pilotage par la gouvernance
Les DSI doivent avoir une roadmap claire pour bâtir des architectures data modernes et résilientes.
Le premier objectif est de concevoir des plateformes interopérables. Elles doivent fonctionner avec plusieurs outils d’analyse, formats de données et environnements cloud. Cette approche apporte plus de souplesse. Elle permet aussi de mieux répondre aux besoins métiers, qui évoluent en permanence.
Le second objectif consiste à piloter la donnée par la gouvernance. Il ne s’agit plus seulement de stocker ou de traiter les données. Les entreprises doivent aussi respecter les règles en vigueur. Elles doivent, en même temps, créer plus de valeur avec leurs données. La gouvernance devient donc un outil clé. Elle permet de concilier agilité, respect des règles et souveraineté.
Enfin, les DSI doivent préparer leur infrastructure à accueillir l’IA générative de manière sécurisée et maîtrisée. Cela implique d’intégrer l’IA sans compromettre la sécurité des systèmes ni perdre le contrôle budgétaire, tout en assurant l’équilibre entre innovation technologique et rigueur opérationnelle.
Au-delà de l’IA générative, les architectures data doivent désormais accueillir des agents IA autonomes. Cela implique des pipelines temps réel, une gouvernance fine des accès et une traçabilité des actions de chaque agent.
MCP permet aux agents IA de se connecter aux outils et données de l’entreprise. A2A organise la communication entre agents. Ces deux standards sont désormais incontournables pour toute architecture data ouverte.
Le FinOps data devient un objectif incontournable. La séparation entre stockage et calcul ne suffit pas à réduire les coûts. Les entreprises doivent donc piloter les clusters, les requêtes et les usages par domaine. Sans ce suivi, les coûts liés à Databricks ou Snowflake peuvent vite dériver. Cette maîtrise doit être intégrée dès la conception, et non après une première facture surprise.
Quel nouveau standard des architectures Data en 2026?
Les architectures hybrides, les formats ouverts, les moteurs analytiques flexibles et la gouvernance avancée deviennent les bases d’une architecture data souveraine et scalable.
Chez Smartpoint, nous accompagnons les DSI et les Responsables Data dans la conception de plateformes évolutives, résilientes et prêtes à relever les défis technologiques de demain.
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Sources :
https://www.itpublic.fr/dossiers-thematiques/au-dela-du-buzzword/au-dela-du-buzzword-data-lakehouse




